Lundi 18 Janvier

Il parait que c'est la plus triste journée
Une des plus déprimante de l'année
Appelée outre atlantique ,le blue monday
Forcément un lundi,finances un peu coincées
La faute aux soldes ,à la fin des festivités
La nature n'en finit pas d'hiberner
Avec son ciel gris triste à plomber
Alors belle journée pour le rendre coloré
Adelaide
Mardi 19 Janvier

Il est homme de la mer ,Marius
Pas le genre à écouter sonner l'angélus
Ni à sarcler la terre de l'hibiscus
Il est homme du sud ,Marius
L'accent chantant comme un stradivarius
Son or brille au milieu des stratus
Lui ne s'appellera jamais Cresus
Belle journée pour écrire sur le papyrus
Adelaide
Mercredi 20 Janvier

Elle était Belle ,l'amie de Sébastien
Blanche et fidèle,comme sait l'être un chien
Toujours aux aguets ,le surveillant de son regard azuréen
De belles histoires ,une amitié solide,l'air de rien
Des paysages,les grandes demoiselles du domaine alpin
Tombe la neige,d'hier et d'aujourd'hui, sur le livre déja ancien
De nos écrans du jeudi en noir et blanc,mais c'était bien
Belle journée pour réveiller nos souvenirs enfantins
Adelaide
Jeudi 21 Janvier

Jeudi nous ouvre les bras
Faisant un coussin de son coeur
Pour câliner nos p'tits malheurs
Il nous parle bas ,tout bas
Tout doucement,sans heurts
D'une émotion enrobée de chaleur
Belle journée pour ne pas avoir froid
Tout contre toi
Adelaide
Vendredi 22 Janvier

C'est comme un grand tournant
Qui fait tourner le volant
Et s'incliner sur le côté les géants
Une poussée d'Archimède dans l'air du temps
Une chiquenaude,une pichenette du vent
Qui nous empêche de marcher droit devant
C'est juste la vie et son souffle vivant
Fait d'embuches et de pas hésitants
Belle journée pour marcher à contre courant
Adelaide
Samedi 23 Janvier

La pluie a des caresses humides
Parfois cinglantes ,parfois timides
La pluie a des baisers mouillés
Parfois glaçants ,parfois attentionnés
Elle est toute à la fois vie et poèsie
A qui sait la voir avec courtoisie
Belle journée en fleurs de mots translucides
Adelaide
Dimanche 24 Janvier

Les bras au ciel en accrobranches
Il parle aux nuages l'arbre du dimanche
Avec ses mains noueuses de vieux sage
Ils ébouriffent leurs auréoles blanches
Qui s'échappent en vaporeux sillage
Il voudrait les retenir au passage
Leur courir aprés,dans un élan d'enfantillage
Mais c'eut été oublier son âge
Et ses pieds enracinés qui empêchent tout voyage
Alors il rêve le viel arbre
Attendant son printanier feuillage
Qui offrira son ombre aux amis de passage
Belle journée pour mirer l'hivernal paysage
Adelaide